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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Dans les eaux de la côte de la C.-B.

ÉTIENNE MARCHAND

DANS LES EAUX DE LA CÔTE DE L’ÉVENTUELLE COLOMBIE-BRITANNIQUE

(Note : Les dates indiquées ci-dessous sont celles qui paraissent dans le journal de Marchand.)

Après avoir traversé l’Atlantique et remonté vers le nord-ouest des Amériques, les navires de Marchand arrivent près des eaux de la future province. Le 12 août 1791, ils pénètrent dans le cap Whites (dans l’Alaska actuel) où ils rencontrent les « Naturels », et font déjà, depuis les navires mouillés dans la baie (nommée Tchinkîtâné par les autochtones), les premiers échanges avec eux pour des fourrures.

Le jour suivant, soit le 13 août 1791, Marchand, Chanal, et quelques autres membres de l’état-major descendent à terre, où ils visitent leurs maisons, font du commerce avec eux et explorent ces terres. Jusqu’au 21 août, on accueille quotidiennement des habitants à bord des navires pour la traite de pelleteries. (32)

Seulement deux cartes nous indiquent le passage du Solide dans les eaux de
l’éventuelle Colombie-Britannique. Les deux paraissent dans ce texte.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Le navire Le Solide

ÉTIENNE MARCHAND

LE NAVIRE LE SOLIDE

Aucune illustration documentée du navire Le Solide n’a pu être trouvée. Cependant un site généalogique sur la famille du chirurgien Claude Roblet, de l’équipage du Solide, partage le dessin ci-dessus, indiquant qu’il s’agit du navire Le Solide, mais sans aucune source. (28)

Le Solide est un trois-mâts apprêté spécifiquement pour ce voyage, faisant vingt-trois mètres de long sur huit de large, doublé en cuivre, et mesurant 330 tonneaux. Il est bien équipé sur le plan matériel et dispose d’un équipage scientifique diversifié et performant. (29)
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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Le voyage de Marchand, 1790-1792

ÉTIENNE MARCHAND

LE VOYAGE DE MARCHAND, 1790-1792 (26)

1.Marseille, 2. Îles du Cap-Vert, 3. Îles Marquises, 4. Archipel Alexander, Îles de la Reine-Charlotte, île de Vancouver, 5. Hawaï, 6. Macao, 7. Île Maurice 

LA MISSION (27)

Le voyage de Marchand a une portée commerciale, son but étant de lancer pour la France le commerce de la fourrure entre la côte nord-ouest de l’Amérique et la Chine. La régularité des échanges commerciaux entre les insulaires et les occidentaux transparaît dans les journaux de bord du second Prosper Chanal et du chirurgien Claude Roblet.

 

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26  “Expédition du Solide», Wikipedia.

27  Gannier, 2000, p.101.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Comte de Lapérouse – Bibliographie

Sources primaires

« 1786 La Perouse Large Antique Map of British Columbia & Vancouver Isle, Canada ». Classical Images, https://www.classicalimages.com/products/la-perouse. Consulté le 29 janvier 2019.

Carte particulière de la côte du nord-ouest de l’Amérique reconnue par les Frégates Françaises La Boussole et L’Astrolabe en 1786. « 1786 La Perouse Map of Vancouver and British Columbia, Canada ». Geographicus Rare Antique Maps, https://www.geographicus.com/P/AntiqueMap/Vancouver-perouse-1786. Consulté le 29 janvier 2019.
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L’Exploration française, côte Pacifique, 1780 -1790 – Comte de Lapérouse – Importance de Lapérouse dans l’histoire de la C.-B.

COMTE DE LAPÉROUSE

IMPORTANCE DE LAPÉROUSE DANS L’HISTOIRE DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE


Statue de Lapérouse, à Albi. (23)

Bien que Lapérouse n’ait passé que 24 jours dans les eaux de l’éventuelle Colombie-Britannique, il ajouta aux connaissances acquises pendant le voyage antérieur du capitaine britannique James Cook. Cependant, le délai de sa publication jusqu’en 1797, une décennie après le voyage, et aussi après la parution d’autres journaux plus récents par d’autres explorateurs, en limita l’importance scientifique. Cela ne fit toutefois pas d’ombre à l’éclat de ses exploits ni au mystère de sa disparition.

Ses textes portant sur les autochtones à Port-des-Français facilitent toujours une comparaison ethnologique et culturelle avec le récit final du capitaine Étienne Marchand,  qui décrit les habitants des îles de la Reine-Charlotte. Le journal de Lapérouse souligne aussi les atouts des nouvelles terres dont les habitants accueilleraient avec bienveillance une éventuelle colonisation par la France.

En son honneur, un mont sur Haïda Gwaii ainsi qu’un autre  en Alaska furent nommés La Pérouse. Le récif et le banc La Pérouse au large de Haïda Gwaii célèbrent aussi son passage. D’autres sites commémorent son nom en France, au Japon, en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Hawaï, sur l’île de Pâques, et même sur la lune. Son exploration planétaire lui valut donc une reconnaissance hors de ce monde.

 

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23  «Albi statue laperouse », Statue de Lapérouse à Albi, par Nicolas Raggi, érigée en 1853.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Comte de Lapérouse – Sites visités en Colombie-Britannique

COMTE DE LAPÉROUSE

SITES VISITÉS EN COLOMBIE-BRITANNIQUE (20)


Carte de la côte de l’île de Vancouver et la Colombie-Britannique, 1786, par Lapérouse. (21)

Publiée pour la première fois dans l’Atlas du voyage de Lapérouse, Paris 1797, cette carte a été réalisée en 1787 par l’explorateur lui-même. Couvrant le rivage allant du Washington à la Colombie-Britannique en passant par l’île de Vancouver, on y voit aussi Nootka, la baie de St. Louis, Pointe Boisée, Mont Fleurieu, le Cap Fleurieu, et le cap Hector.

L’originalité de cette carte réside dans le fait que Lapérouse avait pu compléter les travaux de Cook en y ajoutant le rivage de la Colombie-Britannique et de l’île de Vancouver.
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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Comte de Lapérouse – Itinéraire mondial

COMTE DE LAPÉROUSE

ITINÉRAIRE MONDIAL (17)

Voyage de Lapérouse, 1786-88. (18)

L’expédition quitte Brest en France le 1er août 1785. Ce n’est que le 4 juillet 1786 que les navires arrivent à Port des Français (aujourd’hui Lituya Bay, en Alaska), où ils restent un mois à visiter les campements des autochtones et à échanger avec eux pour des fourrures. Le 13 juillet, pendant une sortie scientifique, 21 membres de l’équipage périssent quand leurs canots sont renversés par les courants.
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