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Le Bulletin de la SHFCB est publié de façon mensuelle. Ne manquez pas les nouveautés et les évènements prochains!

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Maurice Guibord SHFCB
À PROPOS

Le message du Président

La Société historique francophone de la Colombie-Britannique est une société sans but lucratif incorporée en mars 2009 et dont la mission est : la promotion de l’histoire et de la culture des francophones de la Colombie-Britannique.
 
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À l'honneur!

 

Michel Poudenx, conseiller informatique pour la SHFCB

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Aviatrices canadiennes-françaises

BIENVENUE À L’EXPOSITION VIRTUELLE :

Élianne Roberge et Alma Gaudreau,
aviatrices canadiennes-françaises et membres du club The Flying Seven

 


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Remerciements

Nous remercions la chercheuse Ginette Miranda ainsi que Michel Poudenx pour leurs
apports à ce texte. Le texte final a été compilé par Maurice Guibord.

Ce projet a été rendu possible grâce au gouvernement du Canada.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Titre

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L’Exploration française au large des côtes du Pacifique nord-ouest pendant les années 1780-1790

La Boussole, par John Pendray (post 2001)

REMERCIEMENTS

Nous remercions la chaleureuse Muriel Mben

ainsi que Michel Poudenx pour leurs apports à ce texte.

Le texte final fut composé par Maurice Guibord.

Ce projet a été rendu possible grâce au gouvernement du Canada

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Bibliographie

ÉTIENNE MARCHAND

BIBLIOGRAPHIE

Sources primaires

Fleurieu, Charles-Pierre Claret de (1738-1810). Voyage autour du monde, pendant les années 1790, 1791 et 1792, par Étienne Marchand, précédé d’une introduction historique, auquel on a joint des recherches sur les terres australes de Drake et un examen critique du voyage de Roggeween… par C.-P. Claret Fleurieu, […]. Impr. de la République, Tome 1, 1790. gallica.bnf.frhttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8604258p

Sources secondaires

“Áwaahl, It happened a short time ago; The Boston traders, 1789-1791”. Haida Gwaii History, 5 nov. 2011, http://haidagwaiihistory.blogspot.com/2011/11/boston-traders-1789-1791.html. Consulté le 14 juin 2019.

Boniface, Joseph. « Le premier tour du monde par le Drapeau Tricolore », Provence historique, fascicule 3, 1951, http://provence-historique.mmsh.univ-aix.fr/n/1951/Pages/PH-1951-01-003_06.aspx. Consulté le 15 août 2019.

Le Capitaine MARCHAND. http://www.museeciotaden.org/marchand.html. Consulté le 29 mars 2019.

Colin, E. Gravure, « Étienne Marchand (1755-1793?) ». data.bnf.frhttps://data.bnf.fr/fr/11119392/etienne_marchand/. Consulté le 31 mars 2019.

Duflot, Y., et al. “Le voyage autour du monde de Claude Roblet, chirurgien navigant sur « le Solide » (1790/1792) », site web « Histoires de familles : Famille Roblet, Famille Rodde », https://data.bnf.fr/fr/11119392/etienne_marchand/. Consulté le 31 mars 2019.

Dumont D’Urville, M. (dir.) Voyage pittoresque autour du monde résumé général des voyages et découvertes de Magellan, Tasman, Dampier […] etc. Furne, 1846. Internet Archive, http://archive.org/details/bub_gb_HjAVAAAAQAAJ.

Étienne Marchand, gravure par Johann Friedrich Schröter (Maler).

« Expédition du Solide », https://fr.wikipedia.org/wiki/Expédition_du_Solide

Gannier, Odile. « Consigner l’événement : Les journaux du voyage de Marchand (1790-1792) et les “isles de la Révolution” ». Annales historiques de la Révolution française, no 320, 2000, p. 101‑20. https://journals.openedition.org/ahrf/150. Consulté le 25 mars 2019.

—-. « Délivrés sur ordonnance : Les voyages vus à travers les journaux de bord des chirurgiens ». E-rea. Revue électronique d’études sur le monde anglophone, no 11.2, juillet 2014. journals-openedition-org.ezproxy.library.uvic.cahttp://journals.openedition.org/erea/3795.

« History of the Haida tribe », “Wisdom of the Elders”, http://discoveringourstory.wisdomoftheelders.org/history-of-the-haida-tribe. Consulté le 21 juillet 2019.

Hodge, Frederick Webb. « Haida Tribe ». Access Genealogy, 2014, https://www.accessgenealogy.com/native/haida-tribe.htm.

Infinity of Nations: Art and history in the collections of the National Museum of the American Indian, https://americanindian.si.edu/exhibitions/infinityofnations/northwest-coast/029790.html. Consulté le 10 août 2019.

Jacob, Annie. « Civilisation/Sauvagerie. Le Sauvage américain et l’idée de civilisation ». Anthropologie et Sociétés, vol. 15, no 1, 1991, p. 13‑35. www-erudit-org.ezproxy.library.uvic.ca, doi:https://doi-org.ezproxylibrary.uvic.ca/10.7202/015156ar.

Jaenen, Cornelius J. « “Les Sauvages Ameriquains”: Persistence into the 18th Century of Traditional French Concepts and Constructs for Comprehending Amerindians ». Ethnohistory, vol. 29, no 1, janvier 1982, p. 43, doi:10.2307/481009.

Kennedy, Dorothy, Randy Bouchard et Trisha Gessler, et al. « Haïdas », « L’Encyclopédie canadienne », 2010, 2018, https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/haidas. Consulté le 12 août 2019.

Marchand, Étienne. « Map from “A Voyage Round the World, Performed during the Years 1790, 1791, and 1792, by Étienne Marchand, Preceded by a Historical Introduction, and Illustrated by Charts, Etc. Translated from the French, Etc. (Journal of the Route … by Captain P. Chanal.)” ». British Library, 1 janvier 1801, https://picryl.com/media/map-from-a-voyage-round-the-world-performed-during-the-years-1790-1791-and-8c5c6f.

—-. A voyage round the world performed during the years 1790, 1791, and 1792 by Etienne Marchand. Vol. II, H. Baldwind and Son, 1801.

—. Voyage autour du monde, pendant les années 1790, 1791 et 1792. Vol. II, Chez Courcier, 1809. Internet Archive, http://archive.org/details/bub_gb_Sh9gpvY5TYUC.

Omnia. Gravure, « Étienne Marchand » par Johann Friedrich Shröter. http://www.omnia.ie/index.php?navigation_function=2&navigation_item=%2F2048077%2FAthena_Plus_ProvidedCHO_Herzog_August_Bibliothek_Wolfenb_ttel___Digitaler_Portr_tindex_obj_34012751&repid=1  Consulté le 12 août 2019.

Washburn, Wilcomb E., et Bruce G. Trigger (éditeurs). « Native Peoples in Euro-American Historiography ». The Cambridge History of the Native Peoples of the Americas, Cambridge University Press, 1996, p. 61‑124. Crossref, doi:10.1017/CHOL9780521573924.003.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Importance de Marchand dans l’histoire de la C.-B.

ÉTIENNE MARCHAND

IMPORTANCE DE MARCHAND DANS L’HISTOIRE DE LA C.-B.

Marchand et son équipage ne passent que quelques jours dans les eaux au large de nos côtes, du 21 août au 8 septembre 1791 (soit 19 jours). Nous leur devons tout de même une amélioration des cartes traitant en particulier du nord des îles Haïda Gwaii. Mais plus important encore, ils ont été les premiers à fournir des détails concrets sur l’art, les habitations, les coutumes et la langue des habitants de cette partie des îles.

Ils sont les premiers Francophones à fouler le sol qui deviendra la Colombie-Britannique, devançant par 20 mois seulement l’arrivée par voie terrestre dans le territoire, vers la fin-mai 1793, de l’explorateur anglais Alexander Mackenzie, accompagné de son équipage de six Voyageurs canadiens-français. Ces Voyageurs sont les prochains Francophones à piétiner le sol britanno-colombien.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Particularités du voyage

ÉTIENNE MARCHAND

PARTICULARITÉS DU VOYAGE

 

Le voyage de Marchand demeure largement négligé, en raison, d’abord, du contexte politique en France au moment du retour de son expédition, mais aussi de l’échec de sa mission sur le plan commercial. Il se rend compte lui-même que la foulée internationale de longue date dans ces eaux a déjà largement décimé ce commerce maritime particulier.

Le retour de Marchand pendant la Révolution française transformée alors en Terreur joue un rôle dans le peu d’intérêt suscité pour son voyage dans l’opinion politique. Les fourrures tant recherchées sont d’ailleurs confisquées puisque, destinées aux nobles et bourgeois, elles deviennent des denrées des plus sensibles.

Toutefois, le voyage est loué quant à deux particularités. Le trajet s’est effectué rapidement. Parti en décembre 1790, Marchand revient en France en août 1792. Il lui a donc fallu moins de deux ans pour faire le tour du monde. De plus, on ne déplore qu’un mort sur les 50 membres de l’équipage original.

On loue également les connaissances savantes que le voyage de Marchand a apportées sur les régions qu’il a visitées. On souligne que si les voyages des Anglais ont permis de localiser ces différentes terres sur les cartes occidentales, partagées ensuite entre explorateurs, ces derniers en dévoilent peu sur les contrées visitées et leurs habitants. Marchand, Chanal et Roblet ont beaucoup contribué à la connaissance des us et coutumes des peuples qu’ils ont rencontrés.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Notes sur les habitants des Îles de la Reine-Charlotte

ÉTIENNE MARCHAND

NOTES SUR LES HABITANTS DES ÎLES DE LA REINE-CHARLOTTE

– Le chef indien Gannyaa, île du nord des îles de la Reine-Charlotte.


Maisons Haïda, village Skidegate à Haïda Gwaii, juillet 1878

Marchand, Chenal et Roblet prennent assidûment note des détails observés sur les habitants des îles visitées. De la baie de Tchinkîtâné, ils décrivent fruits et légumes, les « chiens de bergers » à poil soyeux, et les animaux, oiseaux et poissons. Leurs notes expliquent le langage des Naturels, leurs vêtements, ainsi que leur tatouages et ornements corporels. Ils annotent leurs parures cérémoniales et leurs armes, la population, la nourriture, la pêche et la cueillette. Ils complimentent leur chant en chœur et leurs canots, la division des tâches, l’harmonie dans les ménages, la hiérarchie, et la conduite modeste des femmes. Ils présentent aussi des suppositions quant à la religion.

Au canal de Cox, ils trouvent des monuments dans une enceinte encerclée d’une palissade en bois, peut-être à vocation religieuse. Des caisses sans couvercles dans cette enceinte font office de tambour. Roblet remarque aussi les indigènes jouant des flûtes à plusieurs tuyaux. La musique y a donc sa place.




Flute Haïda, Îles de la Reine-Charlotte, argilite et argent, ca. 1850


Les problèmes de communication compliquent l’interprétation des pièces observées, mais les navigateurs supposent que les grandes sculptures en forme d’animaux trouvées dans les maisons ainsi que de grands tableaux décorant ces dernières pourraient représenter des emblèmes religieux. Ils découvrent aussi que l’homme dans une sculpture représente un chef vénéré. Aussi, ils réussissent à identifier des temples abandonnés et d’autres de construction plus récente.

Chanal et Roblet décrivent aussi divers types de maisons, y compris la forme, les dimensions, les matériaux et les fonctionnalités. La porte d’entrée attire leur attention particulière, puisqu’elle imite la forme d’une bouche béante et est surmontée d’un nez crochu. Ils relèvent la présence d’une figure d’homme sculptée au-dessus d’une porte d’entrée et aussi une statue gigantesque d’homme coiffé d’un haut bonnet. Ils décrivent une pièce unique dans les maisons qui sert à la fois de cuisine, de chambre à coucher, de magasin, d’atelier et de remise pour les pirogues. Ils décrivent même les deux types de tombeaux dont ils sont témoins.

Les journaux indiquent un respect pour la plupart des « Américains » qu’ils rencontrent, ainsi que de leur grande intelligence, de la solidité de leurs demeures et pirogues, de l’originalité de leurs décorations (leur art) et de l’avancement de leur civilisation. Ils notent qu’ils sont déjà en train de « s’européaniser ».

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Dans les eaux de la côte de la C.-B.

ÉTIENNE MARCHAND

DANS LES EAUX DE LA CÔTE DE L’ÉVENTUELLE COLOMBIE-BRITANNIQUE

(Note : Les dates indiquées ci-dessous sont celles qui paraissent dans le journal de Marchand.)

Après avoir traversé l’Atlantique et remonté vers le nord-ouest des Amériques, les navires de Marchand arrivent près des eaux de la future province. Le 12 août 1791, ils pénètrent dans le cap Whites (dans l’Alaska actuel) où ils rencontrent les « Naturels », et font déjà, du bord des navires dans la baie (nommée Tchinkîtâné par les autochtones), les premiers échanges avec eux pour des fourrures.

Le jour suivant, soit le 13 août 1791, Marchand, Chanal, et quelques autres membres de l’état-major descendent à terre, où ils visitent leurs maisons, font du commerce avec eux et explorent ces terres. Jusqu’au 21 août, on accueille quotidiennement des habitants à bord des navires pour la traite de pelleteries.

Seulement deux cartes nous indiquent le passage du Solide dans les eaux de
l’éventuelle Colombie-Britannique. Les deux paraissent dans ce texte.

« Sketch of Cloak-Bay and Cox’s Strait (Queen Charlotte’s Islands)
By Capt. Prosper Chanal. Sept. 1791 »

Le 21 août, les navires quittent cette baie pour se rendre, un peu plus au sud, dans la partie septentrionale des îles de la Reine-Charlotte. Le 23 août, les Français entrent dans la baie Cloak, qu’ils parcourent en reconnaissance à bord de leur grand canot de traite. Ils y croisent quelques insulaires dans leurs pirogues, mais dépourvus de fourrures en raison du passage tout récent du dernier navire de traite anglais. Marchand et ses hommes débarquent aussi sur la plage de la baie pour la nuit.

Le 25, les navires voguent vers la Canal de Cox, où les Français visitent à nouveau les logements des « Naturels », y compris celle du Chef, ainsi que leurs tombeaux. Le 27, l’équipage atterrit cette fois au détroit de Rennell, toujours en quête de fourrures qui se font plus rares, descendant (le 28) jusqu’à une crique qu’on nomme crique d’Otard. Le 29, au bout du Canal de Cox, on nomme l’une des pointes Port Louis, en l’honneur du Lieutenant Louis Marchand. Ils y rencontrent quelques insulaires, dont le chef Nousk, et certains échanges sont faits. Une excursion sur terre à la recherche d’ « Américains » (et de pelleteries) est sans succès. Entre temps, le Solide repose dans un beau port qu’on nomme Port Chanal (le 30).

Le 31, par défaut de commerce, on contourne le sud de l’île de Hippa et on se dirige vers le sud via la côte ouest de l’île de Vancouver jusqu’à Berkley Sound au sud de Nootka, y arrivant le 4 septembre. Les échanges ne s’améliorant pas, Marchand ordonne le départ de ces eaux le 8 septembre, afin de devancer en Chine les navigateurs commerçants qui les avaient précédés de justesse sur la côte nord-ouest de l’Amérique du Nord.

« Carte réduite d’une Partie de la Côte Occidentale d’une des Îles de Queen-Charlotte,
par le Cap. Prosper Chanal, 1791 »

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Le navire Le Solide

ÉTIENNE MARCHAND

LE NAVIRE LE SOLIDE

Aucune illustration documentée du navire Le Solide n’a pu être trouvée. Cependant un site généalogique sur la famille du chirurgien Claude Roblet, de l’équipage du Solide, partage le dessin ci-dessus, indiquant qu’il s’agit du navire Le Solide, mais sans aucune source.

Le Solide est un trois-mâts apprêté spécifiquement pour ce voyage, faisant vingt-trois mètres de long sur huit de large, doublé en cuivre, et mesurant 330 tonneaux. Il est bien équipé sur le plan matériel et dispose d’un équipage scientifique diversifié et performant.

Des notes mêmes de Marchand : « Je ne le demandai que de 320 tonneaux, à deux ponts seulement, tout ras de l’avant à l’arrière, à varangues demi-plates et d’une force à pouvoir supporter l’échouage, car je pense que les bâtiments de ce port et de cette construction sont les plus propres à faire toutes sortes de navigation avec sûreté. […] Le navire devait être doublé en cuivre ; je fis mettre toutes les chevilles de la quille, de l’étrave, de l’étambot de ce métal, ainsi que les clous du petit fond; de là aux pré-ceintes on les mit moitié cuivre et moitié fer. »

L’Équipage

Cinquante personnes voyagent à bord du Solide. Dans l’état-major, on compte :

  • Capitaine commandant :              Étienne Marchand
  • Capitaines en second :                  Pierre Masse et Prosper Chanal
  • Lieutenants :                                   Louis Marchand, Louis Infernet et Hyacinthe Murat
  • Chirurgiens :                                   Claude Roblet et Pierre Regnier
  • Volontaires :                                   Étienne Cailhe, Augustin Décany et Amédée Chanal
    Membres de l’équipage :
  • Maître d’équipage :                       Jean Icard
  • 3 officiers mariniers de manœuvres
  • 2 charpentiers, 2 calfats, 2 tonneliers, 2 ouvriers pelletiers
  • 3 maîtres d’hôtel et cuisiniers, 1 boulanger
  • 23 matelots et mousses
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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Le voyage de Marchand, 1790-1792

ÉTIENNE MARCHAND

LE VOYAGE DE MARCHAND, 1790-1792

1.Marseille, 2. Îles du Cap-Vert, 3. Îles Marquises, 4. Archipel Alexander, Îles de la Reine-Charlotte, île de Vancouver, 5. Hawaï, 6. Macao, 7. Île Maurice 

LA MISSION

Le voyage de Marchand a une portée commerciale, son but étant de lancer pour la France le commerce de la fourrure entre la côte nord-ouest de l’Amérique et la Chine. La régularité des échanges commerciaux entre les insulaires et les occidentaux transparaît dans les journaux de bord du second Prosper Chanal et du chirurgien Claude Roblet.

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L’Exploration française, côte Pacifique, années 1780-1790 – Étienne Marchand – Biographie

ÉTIENNE MARCHAND

BIOGRAPHIE

Étienne Marchand, gravure par Johann Friedrich Schröter

Étienne Marchand est né le 13 juillet 1755 dans l’île antillaise de La Barbade, alors possession française.

Il devient capitaine dans la marine marchande française en 1789 et est actif dans le commerce des épices avec le Bengale, en Inde. De 1790 à 1792, il effectue à bord de son navire Le Solide un voyage autour du globe afin d’affermir pour la France des capacités commerciales dans la traite des fourrures entre l’Amérique du Nord et la Chine.

Lancé le 14 décembre 1790 à partir de Marseille, l’expédition privée de Marchand, financée par les armateurs Baux, traverse l’Atlantique et passe par le Cap Horn puis aux îles Marquises avant d’arriver au large de la future Colombie-Britannique.

À son retour de voyage, Marchand refuse les honneurs offerts pour plutôt se retirer à l’archipel des Mascareignes, dans les Antilles. Il s’éteint à l’île Bourbon (aujourd’hui l’île de la Réunion) le 15 mai 1793, à l’âge de 38 ans, peut-être à la suite d’un accident ou encore d’un suicide pour dettes de jeu. Il existe tout de même une controverse quant à l’exactitude des circonstances de sa mort.

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