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Le Bulletin de la SHFCB est publié de façon mensuelle. Ne manquez pas les nouveautés et les évènements prochains!

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Maurice Guibord SHFCB
À PROPOS

Le message du Président

La Société historique francophone de la Colombie-Britannique est une société sans but lucratif incorporée en mars 2009 et dont la mission est : la promotion de l’histoire et de la culture des francophones de la Colombie-Britannique.
 
EN SAVOIR PLUS

À l'honneur!

 

Michel Poudenx, conseiller informatique pour la SHFCB

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Aviatrices canadiennes-françaises – Bibliographie

BIBLIOGRAPHIE

« Amelia Earhart », https://www.ameliaearhart.com/biography/

« BC Aviation Hall of Fame », http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

« Pioneer Profiles, Alma Gaudreau Interview », BC Archives, 1985, https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

« Canadian Aviation Through Time », https://ingeniumcanada.org/aviation/microsites/en/timeline/index.php?file=exhiblet_3&Lang=e&page=gallery

« Canadian Colour », https://www.facebook.com/canadiancolour/photos/a.239073756276166/628235320693339/?type=3&theater

« Chuck Davis », http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

« City of Vancouver Archives », https://searcharchives.vancouver.ca/amelia-earhart-mrs-putnam

« City of Vancouver Archives », https://searcharchives.vancouver.ca/six-of-flying-seven-in-front-of-rocket

« Collections Canada », http://www.collectionscanada.gc.ca/eppparchive/100/200/301/ic/can_digital_collections/aviation/m143.htm

« Edmonton Flying Club », https://www.flyefc.ca/about-efc/efc-history

« Imperial Oil Company », https://www.imperialoil.ca/fr-ca/company/about/history/our-history?sc_lang=fr-CA

Spring, Joyce. “The Flying Seven”, in Daring Lady Flyers,: Candian women in the early years of aviation. Porters Lake, NS: Pottersfield Press, 1994.

« L’Encyclopédie Canadienne », https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/division-feminine-de-laviation-royale-canadienne

« L’Illustration Nouvelle », http://collections.banq.qc.ca/jrn03/dn0343/src/1936/12/01/82729_1936-12-01.pdf

« MyHeritage Ltd. », https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-7/pascal-gaudreau-in-myheritage-family-trees?s=641848751

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« MyHeritage Ltd. », https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-49/rose-alma-gaudreau-in-myheritage-family-trees?s=641848751

« Royal BC Museum », http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/85e2a7c2-f669-4f8c-9d47-b5891235021c

« Royal BC Museum », http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/f74c4100-8802-4905-aa3a-fa477b1b8482

« Royal BC Museum », https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

« The Library of Congress », http://www.americaslibrary.gov/aa/earhart/aa_earhart_subj.html

« The London Link », http://www.427wing.com/wp-content/uploads/2017/01/2014_LondonLinkNovDec2014.pdf

« The Ninety-Nines », https://www.ninety-nines.org/

« The Ninety-Nines », https://www.ninety-nines.org/our-history.htm

« The Vancouver Sun », https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/242229946/41AAC003ADE748C1PQ/5?accountid=14846

« The Washington Post », https://www.washingtonpost.com/blogs/comic-riffs/post/amelia-earhart-google-doodle-aviation-pioneer/2012/07/24/gJQAyraJ6W_blog.html?utm_term=.650839b6cf4f

« Women’s Magazine Archive », https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

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Aviatrices canadiennes-françaises – Conclusion

CONCLUSION

Le club The Flying Seven dégagea une piste de carrière pour les Canadiennes jusqu’alors impossible à anticiper. Des pionnières de l’aviation telles Élianne Roberge et Alma Gaudreau ont sacrifié des périodes importantes de leur jeunesse respective pour réaliser leur rêve de devenir pilotes d’aéronefs, une réalisation presque impossible à l’époque. Elles ont dû travailler à de multiples emplois à la fois, souvent à des soldes horaires peu avantageux, afin de surmonter les obstacles que leur dressaient les Forces aériennes canadiennes et même la perception de l’époque quant aux rôles traditionnels imposés aux femmes. Même en temps de guerre, leurs capacités, durement prouvées, demeuraient largement minimisées et mises à l’écart. Seules leur persévérance et tristement, la pénurie d’hommes aux contrôles d’avions, leur ont permis d’accéder à cette étape finale, soit de servir leur pays comme aviatrices à part égales. Nous leur devons une large dette de gratitude.

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Aviatrices canadiennes-françaises – Alma Gaudreau

Alma Gaudreau

Alma Gaudreau aux contrôles de son Aeronca. (67)

 

Enfance

Rose-Alma Gaudreau est née en 1895 (68), à St. Mathieu, près de Rimouski, au Québec. Ses parents furent Pascal Gaudreau (1851-1931) et Aglaée Gaudreau (née Boucher) (1857-1929), originaires de St-Mathieu (69) et St-Simon (70) respectivement, dans la province du Québec.

 

Pascal Gaudreau (1851-1931) (71) – Aglaée Gaudreau (née Boucher) (1857-1929) (72)

Alma Gaudreau eu quatorze frères et sœurs: Hormidas, Philias, Alphonse, Elmire, Achille, Délima, Cédulie, Harold, Arthur, Emile, Wilfrid, Lydia, Dénise et Marie Emma. (73)

Vie personnelle

Son premier mariage fut célébré au Québec. Son mari travaillait pour les chemins de fer et reçut la charge d’une gare située au milieu des bois, en Ontario. Souffrant de l’isolement, Alma apprit à opérer le télégraphe, une tâche des plus rares pour une femme à l’époque. Après quinze ans de cette vie, son mari perdit la raison et le couple divorça.

En 1927, à l’âge de trente-deux ans, elle se rendit en Colombie-Britannique pour rendre visite à son frère qui habitait tout près, à Blaine, au Washington. Elle s’installa à Vancouver dans le quartier West End au 1937 rue Pendrell. (74)

En 1930, elle épousa le pilote commercial anglophone (75) Frank Gilbert. (76) L’année suivante, ils achetèrent leur logement d’un représentant d’une entreprise aéronautique, rencontré lors d’une rencontre aérienne à Vancouver. (77)

En 1931, les époux Gilbert achetèrent un avion Aeronca, (78) et par la suite, ouvrirent une école privée de pilotage. Située à Sea Island (79), à l’aéroport de Vancouver, l’établissement avait pour nom Gilbert Flying Service. (80) Alma y enseignait des techniques d’atterrissage aux jeunes soldats. Elle n’avait jamais eu d’accident de pilotage mais lors d’un vol, elle avait dû faire un atterrissage forcé parce qu’une bielle s’était déconnectée. (81)

Alma fut la présidente du club The Flying Seven. (82)

Alma Gaudreau Gilbert (83)

Gaudreau obtint une licence de pilotage privé. Elle était aussi pilote de voltiges et servait parfois de copilote pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque son mari pilotait des avions de la côte est, les transportant ainsi jusqu’à Vancouver. (84)

En 1945, (85) Almer Michaud et son frère, pilotes pendant la Seconde Guerre mondiale et originaires de la Colombie-Britannique, achetèrent Gilbert Flying Service afin d’y offrir des services d’affrètement. (86)

À cette époque, Alma était déjà séparée de son mari. Par la suite, elle travailla dans le secteur immobilier puis dans un magasin de fourrures, emploi qui la faisait voyager autour du monde.

En 1973, la prospère entreprise aérienne vancouvéroise des frères Michaud, West Coast Air Service, avait formé le premier partenariat de transport connecteur au Canada. De plus, les Michaud avaient développé des règles de sécurité et avaient préparé la politique des transporteurs aériens régionaux. (87)

La Banque Nationale du Canada créa en honneur de Rose-Alma Gaudreau une bourse annuelle de 4 000 $ en sciences pures et exactes pour commémorer le fait qu’elle fut la première femme à effectuer un vol en solitaire avec un avion monomoteur au-dessus des montagnes Rocheuses. (88)

Alma Gaudreau est décédée en 1994. (89)

Les Archives de la C.-B. possèdent une entrevue d’histoire orale en anglais enregistrée en 1985.  Sa transcription paraîtra sous peu au site web de la SHFCB (shfcb.ca)
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67 Collection SHFCB

68 Royal BC Museum https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

69 MyHeritage Ltd. https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-7/pascal-gaudreau-in-myheritage-family-trees?s=641848751

70 MyHeritage Ltd. https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-8/aglaee-gaudreau-nee-boucher-in-myheritage-family-trees?s=641848751
71 MyHeritage Ltd. https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-7/pascal-gaudreau-in-myheritage-family-trees?s=641848751

72 MyHeritage Ltd. https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-8/aglaee-gaudreau-nee-boucher-in-myheritage-family-trees?s=641848751

73 MyHeritage Ltd. https://www.myheritage.com/research/record-1-136981882-1-49/rose-alma-gaudreau-in-myheritage-family-trees?s=641848751

74 Royal BC Museum https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview
75 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

76 Royal BC Museum https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

77 Fichier M.G. SHFCB

78 Royal BC Museum https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

79 Joyce Spring – Daring Lady Flyers

80 Royal BC Museum https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

81 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

82 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

83 Spring, Joyce, Canadian women in the early years of aviation, p.93.

84 Joyce Spring – Daring Lady Flyers

85 Fichier M.G. SHFCB

86 Collections Canada, http://www.collectionscanada.gc.ca/eppparchive/100/200/301/ic/can_digital_collections/aviation/m143.htm

87 Collections Canada http://www.collectionscanada.gc.ca/eppparchive/100/200/301/ic/can_digital_collections/aviation/m143.htm

88 Fichier M.G. SHFCB

89 Fichier M.G. SHFCB

90 BC Archives, https://search-bcarchives.royalbcmuseum.bc.ca/alma-gaudreau-interview

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Aviatrices canadiennes-françaises – Élianne Roberge

ÉLIANNE SCHLAGETER
(NÉE ROBERGE)

Élianne Roberge. (57)

 

Élianne Roberge est née le 11 août 1909 à Prince Rupert, en Colombie-Britannique. Elle est notamment célèbre pour avoir été l’une des quatre premières femmes au Canada à obtenir une licence commerciale de pilotage.

Enfance

Ses parents furent Amadée Roberge et Rosina Besner (51), originaires respectivement du Massachussetts et de l’état de New York. (52) Toute jeune et toujours à Prince Rupert, elle s’intéressa au pilotage d’avions. Elle avait déjà aperçu un seul avion survoler la ville, mais voilà qu’en 1921, un homme voyageait par avion du Mexique à la Sibérie mais avait dû faire transportait son avion à bord d’un un train sur une certain distance, et ce train passa par Prince Rupert. L’ensemble des citoyens était fasciné par ce biplan. Cette nuit, le pilote détacha son avion du wagon, mais des vents violents malmenèrent le biplan, tel que le lendemain l’avion était en très mauvais état. Les enfants profitèrent de la situation pour prendre des morceaux du tissu des ailes et Élianne en voulait aussi, mais elle se trouvait à l’école dans un couvent. Alors, elle leva la main et signala qu’elle devait quitter la salle de classe pour ses besoins personnels. Quand on la laissa partir, elle courut jusqu’à l’endroit où se trouvait l’avion et elle en détacha un gros morceau du tissu. Le soir même, elle coupa le tissu en carreaux de deux centimètres et demi et elle écrivit à l’encre son nom et la date sur chacun des morceaux. Le lendemain, le 13 septembre 1921, elle les vendit à un cent par morceau. (51) L’entreprenariat se liait à sa fascination pour le pilotage.

En 1929, Élianne Roberge accomplit son rêve – elle commença à piloter (53) à Montréal. (54) Elle n’arrêta qu’en 1963. (55) Sténographe de profession, elle fut l’une des deux membres du club qui possédaient une licence commerciale de pilotage. (56)

En 1930, elle obtint sa licence de pilotage privée et en 1932, la licence de pilotage commerciale qui exigeait cent heures de vol; il lui fallut sept ans pour accumuler ces heures. Par la suite, elle travailla pour la Yukon Southern Air Transport. (58) Pendant la Seconde Guerre mondiale, elle travaillait pour la British Air Commission.

Ses dernières années

En 1980, ayant pris le nom de son mari pour devenir Élianne Schlageter, elle accorda un entretien à Chuck Davis (59), célèbre journaliste au journal The Province. (60) Elle lui raconta que la première fois que sa mère l’avait vu piloter, Élianne avait écrasé son avion – une suite non rassurante pour sa mère, demeurée abasourdie au sol.

En 1980, Roberge possédait toujours la licence nº 67861 qu’elle avait obtenu en 1936 (62). À l’époque, peu de gens au Canada détenaient des licences avec un numéro plus bas que le sien. (63)

Le 17 mars 1981, Roberge, qui habitait avec son mari Fred Carl Schlageter  au 4430 rue Cypress à Vancocuver, est décédée à l’hôpital St. Paul de Vancouver à l’âge de 71 ans, suite à une obstruction intestinale. Elle fut enterrée le 24 mars 1981 dans le superbe mausolée Abbey du cimetière Ocean View à Burnaby. (64) Tout près de la tombe où sa mère reposait depuis le 24 décembre 1963. (65) Le couple fut sans postérité.


Acte de décès d’Élianne Schlageter. Source: Royal BC Museum (66)

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51 Royal BC Museum http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/85e2a7c2-f669-4f8c-9d47-b5891235021c

52 Royal BC Museum http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/85e2a7c2-f669-4f8c-9d47-b5891235021c

53 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

54 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

55 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

56 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

57 Canadian Aviation Through Time, https://ingeniumcanada.org/aviation/microsites/en/timeline/index.php?file=exhiblet_3&Lang=e&page=gallery

58 Joyce Spring – Daring Lady Flyers

59 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

60 Chuck Davis reçut en 2010 la récompense George Woodcock pour une carrière littéraire remarquable en Colombie Britannique.

https://www.amazon.ca/Chuck-Davis-History-Metropolitan-Vancouver/dp/1550175335

61 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

62 The London Link http://www.427wing.com/wp-content/uploads/2017/01/2014_LondonLinkNovDec2014.pdf

63 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

64 Royal BC Museum http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/85e2a7c2-f669-4f8c-9d47-b5891235021c

65 Royal BC Museum http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/f74c4100-8802-4905-aa3a-fa477b1b8482

66 Royal BC Museum http://search-collections.royalbcmuseum.bc.ca/Image/Genealogy/85e2a7c2-f669-4f8c-9d47-b5891235021c

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Aviatrices canadiennes-françaises – The Flying Seven – Les dernières années

THE FLYING SEVEN

LES DERNIÈRES ANNÉES

En 1980, tous les membres du club étaient vivants, sauf Betsy Flaherty qui était décédée quelques années auparavant.

D’après la présidente du club, Alma Gaudreau, le club The Flying Seven avait été dissous en 1940 à cause de mésententes. Cependant la plupart des sources indiquent qu’en 1980, The Flying Seven existait toujours sans jamais avoir été démantelé. (49)

D’après un des membres du club, Élianne Roberge, même en 1980, les membres se voyaient toujours de temps en temps. Cette même année, Tosca Trasolini avait voyagé à Abbotsford pour se réunir avec ses collègues à l’occasion d’une rencontre aérienne. (50)
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49 Fichier M.G. SHFCB

50 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

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Aviatrices canadiennes-françaises – The Flying Seven – Les membres du club

THE FLYING SEVEN

LES MEMBRES DU CLUB

(de gauche à droite): Mlle Tosca Trasolini, Mme Alma Gilbert, Mlle Jean Pike, Mme Elizabeth (Betsy) Flaherty, Mlle Margaret Fane, Mlle Rolie Moore (Mme Barratt) et Mlle Élianne Roberge. (15)

Pour devenir membre du club The Flying Seven, il fallait avoir obtenu une licence de pilotage. Les étudiantes à la licence ne pouvaient pas s’y joindre. (16)

La plupart des membres du club étaient des femmes d’affaires qui avaient obtenu une licence de pilote privée, et deux d’entre elles détenaient en sus une licence commerciale. (18)

Les épreuves pour obtenir la licence de pilote privée étaient strictes en Colombie-Britannique. Les candidates devaient, entre autres, piloter l’avion en solitaire à une altitude de 1524 mètres. Elles devaient manœuvrer l’avion des deux côtés et ensuite atterrir dans un endroit marqué sur la piste. Elles devaient former cinq fois dans les airs le numéro huit et atteindre quatre fois une altitude de 457 mètres pour atterrir quatre fois dans un endroit désigné. Elles devaient atterrir sans rebondir et passer des épreuves mécaniques et théoriques de navigation. (19)

Chatelaine, septembre 1937 : “The Flying Seven”. (17)

En 1937, il n’y avait que quatre femmes au Canada qui détenait des licences commerciales. Deux d’entre elles étaient membres du club The Flying Seven : Élianne Roberge et Margaret Fane. (20)

Élianne Roberge, de citoyenneté canadienne, (21) était sténographe de profession (22) et travailla pour la British Air Commission pendant la Seconde Guerre mondiale. (23)

Margaret Fane était originaire d’Edmonton (26), et comptable et sténographe de profession. (27) Elle fut aussi la première femme opératrice de radio au monde. (28)

Les deux femmes travaillaient dans des bureaux d’affaires à Vancouver et avaient accumulé les 100 heures de vol en solitaire nécessaires pour obtenir une licence commerciale. Les cinq autres femmes avaient accumulé les 25 heures de vol en solitaire nécessaires pour obtenir une licence de pilote privée. Aucune d’entre elles n’était propriétaire d’un avion. (24)

Alma Gaudreau avait épousé le pilote commercial anglophone Frank Gilbert. Elle avait piloté pendant plusieurs années le petit avion qui appartenait au couple.  Elle était la présidente du club The Flying Seven. (26)

Pour tous les membres des Flying Seven, le fait d’avoir à payer les heures nécessaires de vol pour obtenir une licence impliquait plusieurs sacrifices financiers. Les pilotes devaient avoir deux ou trois emplois en même temps et économiser comme elles le pouvaient (27)

Tosca Trasolini travaillait comme sténographe pendant les heures de bureau, mais après et avant son travail, elle était la secrétaire du club The Flying Seven. (28) Elle était comptable de profession et déménagea éventuellement en Californie. (29)

Rolie Moore était originaire de Burnaby et habitait avec ses parents en banlieue de Vancouver. Elle avait voyagé en Angleterre en 1936 et avait piloté dans ce pays avec beaucoup de succès. (30) Elle était spécialisée dans les voltiges aériennes, et fut la première femme en Colombie-Britannique à devenir instructrice de vol. (31)

Betsy Flaherty avait une carrière remarquable en affaires comme gérante et acheteuse d’un grand magasin à Vancouver (Spencer’s Department Store (32) ) et elle gérait aussi des activités importantes à l’aéroport. (33) Elle apprit à piloter en 1931. (34)

Jean Pike était associée à son frère dans une école d’aviation d’enseignement par correspondance. Il avait supervisé l’obtention de son permis. (35) Elle était secrétaire au bureau de l’aéroport. (36)

« L’aviation est un domaine dans lequel les femmes sont entrées par le rez-de-chaussée et nous pensons nous élever avec elle. (37) »

The Flying Seven

The Flying Seven effectuait des rencontres aériennes et organisait des compétitions entre ses membres où elles pouvaient gagner des trophées ou d’autres prix. (38) Les pilotes se voyaient souvent pour organiser des activités qui visaient à encourager les femmes à piloter. (39)

Au début de la Seconde Guerre mondiale, dans un geste patriotique et tout normal pour elles, ces femmes pilotes offrirent leurs services au pays, mais elles ne furent pas acceptées comme pilotes à l’Aviation Royale Canadienne (ARC). (40) Dans les Forces armées canadiennes, les femmes ne pouvaient occuper que les postes de médecins et infirmières, ou encore de bureau. (41)

Alors, les pilotes des Flying Seven entamèrent une levée de fonds pour acheter plus d’avions pour l’école d’aviation de Vancouver. La direction du Theatre Orpheum leur proposa leur théâtre pour une soirée et le Cave Supper Club se proposa comme endroit où tenir l’évènement. Jack Wasserman, chroniqueur du Vancouver Sun, publicisa leur activité dans la rubrique de son journal. Les aviatrices empruntèrent quelques avions pour laisser tomber les inprimés publicitaires en plein vol. Finalement, elles réussirent à collecter la somme faramineuse de 100 000 $, avec laquelle on pouvait fabriquer huit avions à l’époque. (42)

En 1940, quatre membres du groupe effectuèrent une « attaque de bombardement aérien » au-dessus de Vancouver, en tirant 100 000 pamphlets (bomb-phlets) de New Westminster à English Bay, pendant que des sirènes d’alerte hurlaient sur la région métropolitaine. Ces imprimés portaient des messages comme « Fracassez les nazis! » et « Offrez des pièces de dix cents et des dollars pour que nos gars achètent plus d’avions! ». (43)

En 1941, pendant l’été, « le Cabinet fédéral autorise la formation du Corps auxiliaire féminin de l’aviation canadienne. » Le premier service militaire au pays qui recrute des femmes est l’ARC. Elles doivent répondre à des critères spécifiques d’âge (de 21 à 49 ans), de santé, de poids, de taille, de formation (diplôme d’études secondaires), de caractère, d’antécédents judiciaires et de situation familiale. Lors du premier appel, les Forces aériennes sélectionnèrent 150 femmes, mais celles-ci ne percevaient qu’un tiers du salaire des hommes pour le même travail. (44)

C’est cette même année, soit en 1941, que The Flying Seven a pu établir à Vancouver le premier centre d’entrainement aéronautique au Canada réservé aux femmes (45), afin de contribuer à l’effort intérieur de la guerre. Les membres y enseignaient la théorie de vol et le pliage de parachutes. Quelques étudiantes qui avaient passé ce cours ont réussi à trouver du travail chez Boeing aux É.-U., et d’autres, dans des usines de construction d’avions dans l’est du Canada. (46)

En 1943, les salaires des femmes augmentèrent jusqu’à 80% des salaires des hommes et elles obtinrent les mêmes indemnités de spécialiste et de fonction. Au début, les femmes n’obtinrent que des travaux traditionnellement attribués aux femmes, comme des postes administratifs, à la fabrique ou à la cuisine, mais plus tard, elles obtinrent aussi des travaux traditionnellement attribués aux hommes, comme l’entretien des aéronefs et le contrôle de la circulation aérienne. Pour la première fois, les femmes purent être en charge des tâches simples de pilotage, mais à vrai dire, seulement parce qu’on manquait de pilotes. (47)

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la Division féminine de l’ARC comptait 17 038 femmes. Cependant, la devise de la Division féminine demeurait

« Nous servons afin que les hommes puissent voler. »

Une devise demeurait toujours aussi décourageante pour les femmes pilotes en herbe. Plus tard, lorsque cette Division fut fermée puisque les femmes et les hommes se joignaient à part égale dans l’ARC, les Forces aériennes adoptèrent la nouvelle devise « À travers les embûches jusqu’aux étoiles. » (48). Cependant, même si la nouvelle version perdait son langage sexiste, la Division féminine fut fermée après la guerre, afin que les femmes puissent retourner à leurs place « traditionnelle » dans leurs familles.

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17 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

18 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

19 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

20 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

21 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

22 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

23 Fichier M.G. SHFCB

24 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

25 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

26 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

27 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

28 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

29 Fichier M.G. SHFCB

30 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

31 Fichier M.G. SHFCB

32 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

33 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

34 Fichier M.G. SHFCB

35 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

36 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

37 Women’s Magazine Archive https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/1858695864/fulltextPDF/6DE64F1BBBAE4238PQ/1?accountid=14846

38 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

39 Fichier M.G. SHFCB

40 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

41 L’Encyclopédie Canadienne https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/division-feminine-de-laviation-royale-canadienne
42 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

43 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm

44 L’Encyclopédie Canadienne https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/division-feminine-de-laviation-royale-canadienne

45 The Vancouver Sun https://search-proquest-com.ezproxy.library.uvic.ca/docview/242229946/41AAC003ADE748C1PQ/5?accountid=14846

46 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm
47 L’Encyclopédie Canadienne https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/division-feminine-de-laviation-royale-canadienne
48 L’Encyclopédie Canadienne https://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/division-feminine-de-laviation-royale-canadienne

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Aviatrices canadiennes-françaises – The Flying Seven – L’envolée de fondation du club

THE FLYING SEVEN

L’ENVOLÉE DE FONDATION DU CLUB

En novembre 1936, à l’aéroport de Vancouver, six petits avions (deux biplans Fairchild, un Golden Eagle, deux Fleets et deux Moths) et les sept femmes membres du club The Flying Seven attendaient le lever du soleil. Tosca Trasolini fut la première à monter dans son avion et à prendre les airs. C’était le premier groupe de pilotes au Canada constitué exclusivement par des femmes à effectuer une série de vols en continu du matin au soir. Pendant un peu moins de onze heures, toutes les 25 minutes, une de ces pilotes survolait Vancouver dans son petit avion. C’est que les membres du club The Flying Seven soulignèrent la place des femmes aux commandes d’un avion. (12)

« Le premier organisme d’aviatrices licenciées, formée en club, a marqué sa fondation par une envolée de l’aube au crépuscule, à Vancouver. Le club comprend sept membres dont deux détiennent des permis pour transport commercial et les autres des permis de pilotes. Mlle Tosca Trasolini, la secrétaire, dirigea cette parade aérienne, décollant à 6h59 du matin. À toutes les demi-heures, l’aviatrice était remplacée par une autre, de sorte qu’un avion est resté dans les airs toute la journée. Les sept pilotes, de gauche à droite, sont : Mlle Jean Pike, Mlle Tosca Trasolini, Mme E. Flaherty, Mme Frank Gilbert, Mlle Eliane [sic] Roberge, Mlle Margaret Fane et Mlle Rolie Moore. » Source : L’Illustration Nouvelle, Montréal, le 1er décembre 1936 (13).

La Compagnie Pétrolière Impériale Limitée offrit aux pilotes le combustible dont elles avaient besoin pour cet événement unique. (14)
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12 Chuck Davis http://www.vancouverhistory.ca/archives_flying_seven.htm
13 L’Illustration Nouvelle http://collections.banq.qc.ca/jrn03/dn0343/src/1936/12/01/82729_1936-12-01.pdf

14 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

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Aviatrices canadiennes-françaises – The Flying Seven – La création du club

THE FLYING SEVEN

LA CRÉATION DU CLUB

L’idée de former au Canada un club d’aviatrices fut mise de l’avant en 1935, lorsque la pilote Margaret Fane voyagea en Californie pour rencontrer la pilote Lauretta Schimoler avec qui elle échangeait des informations sur les femmes pilotes du Canada et des États-Unis. Schimoler la présenta à Amelia Earhart. (5)

Elles discutèrent de la possibilité d’inclure les aviatrices canadiennes (6) au groupe international The Ninety-Nines, formé en 1929 par 99 femmes pilotes. (7)  À l’époque, Earhart en était la présidente. Néanmoins, comme il y avait très peu de femmes pilotes au Canada, cette idée ne put se réaliser. (8)

Premier rendez-vous des Ninety-Nines, le 2 novembre 1929 (9)

En 1936, Margaret Fane quitta Edmonton où elle était la seule femme membre du club The Edmonton and Northern Aero Club (aujourd’hui le Edmonton Flying Club (10) pour s’établir à Vancouver, où elle put retrouver d’autres femmes pilotes, comme Élianne Roberge. C’est ainsi que sept aviatrices y fondèrent le club The Flying Seven.
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5 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

6 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

7 The Ninety-Nines https://www.ninety-nines.org/

8 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

9 The Ninety-Nines https://www.ninety-nines.org/our-history.htm

10 Edmonton Flying Club https://www.flyefc.ca/about-efc/efc-history

11 BC Aviation Hall of Fame http://www.bcaviation.com/flying7s.htm

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Aviatrices canadiennes-françaises – Le rôle des femmes dans le monde de l’aviation avant la seconde guerre mondiale

LE RÔLE DES FEMMES DANS LE MONDE DE L’AVIATION
AVANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Lorsqu’il s’agit d’aborder le rôle des femmes dans le monde de l’aviation avant la Seconde Guerre mondiale, on ne peut contourner la célèbre pilote américaine Amelia Earhart. En 1928, Earhart fut la première femme à voler comme passagère dans un avion qui traversait l’Atlantique (elle y tenait le journal de bord). Par la suite, en 1932, elle devint la première femme à traverser cet océan en pilotant son propre avion. Elle inspira d’autres femmes à poursuivre leurs rêves d’aviatrices à une époque où leur choix de carrière était des plus restreint. (2)

Amelia Earhart (2)

Il est aussi important de signaler qu’Earhart fut la deuxième pilote à traverser l’Atlantique en solitaire, après Charles Lindbergh en 1927. Elle fut la première femme à recevoir de la part du Congrès américain la Croix de vol avec distinction (Distinguished Flying Cross). Elle voulait démontrer l’égalité des hommes et des femmes quant aux qualités exigées par le pilotage, soit l’intelligence, la coordination, la vitesse, le calme et la volonté. Dans une de ses lettres à son mari, elle affirma que les femmes également doivent relever les défis que les hommes se sont donnés et que même en cas d’échec, celles qui les suivent devraient poursuivre leurs tentatives. Quelques années plus tard, elle établit un record d’altitude en autogire. Ensuite, en 1935, Earhart fut la première à survoler en solitaire le Pacifique, d’Hawaï à la Californie.

Son dernier défi fut de devenir la première femme à piloter un avion bimoteur autour du monde. C’est ainsi qu’en juin 1937, elle décolla de Miami pour commencer son vol de 46 670 km. Malheureusement, le 2 juillet, elle appela à l’aide avant que son avion disparaisse au-dessus de l’océan. (3)

Son rôle dans l’aviation fut si important qu’en 2012, une expédition de 2,2 millions de dollars fut montée pour rechercher et récupérer l’avion de Earheart. Malheureusement, on ne put retrouver l’épave. Le président du Groupe international de récupération d’avions historiques fit savoir qu’Earhart avait, selon toute probabilité, eu un accident dans une île isolée du Pacifique sud. (4)

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2 Library of Congress http://www.americaslibrary.gov/aa/earhart/aa_earhart_subj.html
2 « Amelia Earhart », https://www.ameliaearhart.com/biography/
3 « Amelia Earhart »,  https://www.ameliaearhart.com/biography/

4 The Washington Post https://www.washingtonpost.com/blogs/comic-riffs/post/amelia-earhart-google-doodle-aviation-pioneer/2012/07/24/gJQAyraJ6W_blog.html?utm_term=.650839b6cf4f

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Aviatrices canadiennes-françaises – Introduction

INTRODUCTION

Combien de jeunes Canadiens ont passé leur jeunesse à rêver d’être pilote d’avion, pour ensuite aller de l’avant et réaliser ce rêve ?

Mais qu’en fut-il, pendant des décennies, pour les jeunes femmes qui partageaient ce même rêve ?

Pendant très longtemps, c’était là chose interdite à tous les niveaux. Mais voilà que survinrent à Vancouver sept femmes déterminées qui surent concrétiser cette aspiration, allant à l’encontre des normes sociales et professionnelles, voire militaires. Et dans ce petit groupe, deux Canadiennes françaises, Élianne Roberge et Alma Gaudreau, répondirent à cet appel.

Six des membres du club The Flying Seven devant la sculpture Centennial Rocket, construit par le syndicat Sheet Metal Workers Union en 1936. De la g. : Élianne Roberge, Margaret Fane, Rolie Moore, Betsy Flaherty, Tosca Trasolini, Alma Gilbert (Jean Pike est absente), ca. 1940. (1)
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1 City of Vancouver Archives, CVA 371-987

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